suspendre

suspendre [ syspɑ̃dr ] v. tr. <conjug. : 41>
• v. 1460; de sus- et pendre; de l'a. fr. soupendre, souspendre « interrompre, arrêter » (1190); lat. suspendere
I(Sens temporel) Rendre pour un temps immobile, inactif; supprimer pour un temps.
1Interrompre (une action). arrêter. Suspendre les combats. cesser. « Ô temps, suspends ton vol » (Lamartine). Les narrateurs qui « suspendent une narration à l'endroit le plus intéressant, afin que la foule revienne le lendemain » (Nerval).
2Mettre un terme aux activités, aux effets de. Suspendre la constitution, les garanties constitutionnelles. Suspendre un journal, la publication.
Suspendre qqn, le destituer provisoirement (cf. Mettre à pied).
3Remettre, reporter à plus tard. surseoir (à). Suspendre les paiements. Suspendre son jugement : attendre pour juger d'avoir pu se former une opinion.
IIFaire pendre.
1Tenir ou faire tenir (une chose), de manière à ce qu'elle pende. fixer, pendre (II, 1o). Suspendre un lustre au plafond ( suspension) . Suspendre un hamac entre deux arbres. Suspendre à (ou par) un clou, un crochet. accrocher. Suspendre des vêtements à un portemanteau, dans une penderie.
2Vx Faire tenir dans une position élevée ( suspendu ). « Les pêcheurs du Pausilippe, qui suspendent leurs cabanes à ses rochers » (Lamartine).
3 ♦ SE SUSPENDRE v. pron. Se pendre, se tenir pendu. Par ext. « Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères » (Baudelaire). s'accrocher.
4Loc. Être suspendu aux lèvres, aux paroles de qqn, l'écouter avec avidité (cf. Boire les paroles de qqn; être tout ouïe).
⊗ CONTR. Continuer, prolonger; maintenir. — Décrocher, 2. dépendre.

suspendre verbe transitif (latin suspendere) Accrocher quelque chose par une de ses parties à quelque chose de relativement haut, en le laissant pendre : Suspendre sa veste à une patère. Interrompre momentanément le cours d'une action, de quelque chose : Suspendre les hostilités. Suspendre la séance. Remettre à une date indéterminée ce qui était prévu : Suspendre l'application d'une mesure. Interdire la diffusion d'une émission, d'une publication. Interdire à quelqu'un d'exercer provisoirement ses fonctions : Suspendre un fonctionnaire.suspendre (difficultés) verbe transitif (latin suspendere) Conjugaison Comme pendre. ● suspendre (expressions) verbe transitif (latin suspendere) Suspendre son jugement, attendre, pour se décider, de s'être formé une opinion. ● suspendre (homonymes) verbe transitif (latin suspendere)suspendre (synonymes) verbe transitif (latin suspendere) Accrocher quelque chose par une de ses parties à quelque chose de...
Synonymes :
Contraires :
- décrocher
- dépendre
Interrompre momentanément le cours d'une action, de quelque chose
Synonymes :
- arrêter
Contraires :
Remettre à une date indéterminée ce qui était prévu
Synonymes :
- différer
- surseoir à
Contraires :
- précipiter
Interdire à quelqu'un d'exercer provisoirement ses fonctions
Synonymes :
- démettre
- mettre en disponibilité
Contraires :
- réintégrer

suspendre
v.
rI./r v. tr.
d1./d Attacher, fixer par un point de manière à laisser pendre. Suspendre un vêtement dans une penderie.
d2./d Interrompre momentanément le cours de. Suspendre sa marche. Suspendre des travaux.
|| Différer, remettre à plus tard. Suspendre une séance, un jugement.
|| COMM Suspendre ses paiements: se déclarer hors d'état de payer ce qu'on doit aux échéances prévues.
d3./d Supprimer, interdire momentanément l'usage, l'exercice, l'action de. Suspendre une loi. Suspendre un permis de conduire.
d4./d Démettre momentanément d'une fonction, d'une charge. Suspendre un fonctionnaire.
rII./r v. Pron. Se pendre, être suspendu.

⇒SUSPENDRE, verbe
I. — [Le procès se déroule dans l'espace]
A. — 1. Qqn1 suspend qqc.1/qqn2 (à, sur qqc.2)
a) [Le compl. d'obj. dir. désigne un inanimé concr., plus rarement un animal ou une pers.] Faire tenir une chose de manière à ce qu'elle pende. Synon. accrocher, pendre. Suspendre un ex-voto/qqc. en ex-voto; suspendre un cadre/un tableau au mur; suspendre du linge (aux fenêtres, sur une corde/un fil); suspendre un vêtement à un clou/au porte-manteau; suspendre son chapeau à la patère; suspendre un jambon/un lustre au plafond; suspendre son fusil à son épaule; être suspendu/se suspendre dans le vide. Son fusil contre un arbre, où il suspend sa carnassière, son chien à ses pieds, il s'arrange pour faire la sieste (JOUY, Hermite, t. 4, 1813, p. 184). Les hommes d'armes emportent sire Guillaume (...) le jettent dans une écurie. Ils le suspendent par les mains au plus haut du râtelier, de telle manière que ses pieds ne touchent pas terre et que tout son corps tire cruellement sur ses bras (BARRÈS, Jard. Oronte, 1922, p. 225). V. élingue ex. 1.
b) P. hyperb., avec valeur factitive, vieilli, rare. [Le compl. d'obj. dir. désigne une pers. ou une partie du corps, le plus souvent la main] Faire s'agripper à. La pauvre Tahoser, presque à bout de forces, suspendit ses mains crispées à la première marche de l'escalier (GAUTIER, Rom. momie, 1858, p. 273). Au fig., rare. Suspendre qqn à ses lèvres. Captiver quelqu'un. Robin est toujours le causeur substantiel, qui vous suspend à ses lèvres (GONCOURT, Journal, 1871, p. 845). Au passif, usuel. V. lèvre B 2 b .
c) MÉCAN. Suspendre la caisse (la carrosserie, le corps) d'un véhicule. Fixer la caisse (la carrosserie, le corps) d'un véhicule de façon à ce qu'elle ne porte pas directement sur les essieux mais repose sur des ressorts. Suspendre un véhicule (à la forme passive essentiellement). Équiper un véhicule d'une suspension. Suspendre un corps de carrosse (Ac. 1798). Suspendre le corps, la caisse d'une voiture (Ac. 1835, 1878).
Part. passé en empl. adj. [En parlant d'un véhicule] (Bien/mal) suspendu. Pourvu d'une (bonne/mauvaise) suspension. Un carrosse qui est mal suspendu (Ac. 1798). On pourrait atteler (...) le berlingot du père Hivart: il n'est pas suspendu, mais il n'en est que plus solide (FEUILLET, Rom. j. homme pauvre, 1858, p. 109). Un coupé de remise un peu fatigué mais bien suspendu (COLETTE, Cl. ménage, 1902, p. 159).
2. Empl. pronom., vieilli ou littér.
a) Empl. pronom. réfl. Qqn se suspend (à/après (fam.) qqc.). Synon. de se pendre (v. ce mot B 1 b ). Se suspendre à une branche. Avec l'agilité d'un singe ou d'un gymnaste de profession, Argyropoulos se suspendit au cordeau flottant et se laissa couler à une quinzaine de pieds environ (GAUTIER, Rom. momie, 1858, p. 167).
P. hyperb. Morrel se suspendit au cordon de la sonnette; mais il eut beau le tirer à le rompre, personne ne vint (DUMAS père, Monte-Cristo, t. 2, 1846, p. 577).
En partic. [Le compl. second. désigne une pers. ou une partie du corps ou un vêtement] Synon. s'accrocher, s'attacher, se pendre. Se suspendre à la main, au manteau de qqn. L'enfant (...) la tira par la robe pour la faire retourner, traversa ainsi, essayant de se suspendre à sa mère, tout l'appartement (GONCOURT, Mme Gervaisais, 1869, p. 276). Elle ne résista pas à venir de nouveau se suspendre au bras de Daniel (MARTIN DU G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 794).
Se suspendre au cou/aux lèvres de qqn. Embrasser avec effusion. Synon. se pendre au cou de qqn. Elle était là pour lui sauter au cou à peine la porte ouverte, et pour se suspendre à ses lèvres (FLAUB., 1re Éduc. sent., 1845, p. 204).
Au fig. Accorder une attention soutenue à quelque chose, s'y intéresser passionnément. Me suis suspendu des heures entières à une grande carte de géographie attachée au lambris du corridor de là-haut, pour (...) y chercher la Bastide (BARB. D'AUREV., Memor. pour l'A... B..., 1864, p. 411). Quel apaisement et quel réconfort de se trouver plusieurs qui sentent pareillement et de pouvoir se suspendre tous ensemble à quelque idée supérieure (BARRÈS, Fam. spir., 1917, p. 15).
b) Empl. pronom. passif. Qqc.1 se suspend à qqc.2 Être accroché à quelque chose. Entre ce hangar et la fenêtre de la cuisine se suspend le garde-manger, au-dessous duquel tombent les eaux grasses de l'évier (BALZAC, Goriot, 1835, p. 10). Sur le cadre blanc de la glace (...) deux crochets de cuivre, où s'étaient suspendues les châtelaines des dames d'autrefois, s'offraient à l'envi pour recevoir ma montre (A. FRANCE, Bonnard, 1881, p. 346).
B. — P. anal.
1. Suspendre qqc. plus rarement qqn (dans l'air/les airs/en l'air, dans le ciel/les nues (vieilli), dans l'espace/le vide) (littér., rare). Faire tenir en l'air, maintenir à une certaine hauteur du sol. Le vent suspend la poussière. La pleine lune pas à pas élève, suspend sa face pieuse (CLAUDEL, Visages radieux, 1947, p. 791).
À la forme passive ou en empl. pronom. Être en suspension dans les airs, planer. Les nuées sont suspendues en l'air (Ac.). Une frégate est suspendue en l'air C'est un oiseau d'une souveraine élégance aux ailes à incidence variable et profilées comme un planeur (CENDRARS, Du monde entier, À tribord, 1924, p. 203). Des ciels où se suspend la brume illuminée (FAURE, Espr. formes, 1927, p. 105).
2. Situer sur une hauteur, placer à un endroit élevé. Synon. jucher, percher. Céluta (...) suspendit sa fille à ses épaules (CHATEAUBR., Natchez, 1826, p. 348). Au passif. Les donjons enserrés dans les bois, ou suspendus sur la cime des rochers comme l'aire des vautours (...) avaient alors l'éclat de la jeunesse (CHATEAUBR., Litt. angl., t. 1, 1836, introd., p. 32).
C. — Au fig., littér.
1. Qqn/qqc.1 suspend qqc.2 à qqc.3 Faire dépendre de, subordonner à. Comment donc osas-tu, voyageuse hirondelle, Aux mains de l'oiseleur suspendre ton destin? (BOUILHET, Dern. chans., 1869, p. 229). C'est par excès d'intellectualisme qu'on suspend le sentiment à un objet (BERGSON, Deux sources, 1932, p. 36). À la forme passive. Dépendre de. Mais si vous saviez comme, en tournée, notre sort et notre humeur sont suspendus à la couleur du ciel! (COLETTE, Vagab., 1910, p. 250).
2. Qqn/qqc.1 suspend qqc.2 au-dessus de/sur qqn2/qqc.3 [Le compl. d'obj. dir. désigne un événement fâcheux, un danger] Faire planer sur. Elle (...) tremblait sous cette idée qu'elle avait bénévolement suspendue au-dessus de sa tête, que si une rupture venait à nous séparer, elle était irrémissiblement perdue (DU CAMP, Mém. suic., 1853, p. 182). Rosablanka est avertie, par cette apparition d'Adam, condamné au travail de la terre, des menaces que le péché suspend sur elle (BÉGUIN, Âme romant., 1939, p. 288).
II. — [Le procès se déroule dans le temps]
A. — 1. Qqn/qqc.1 suspend qqc.2
a) Interrompre temporairement une action, un processus; en partic. cesser momentanément d'éprouver ou de manifester un sentiment. Suspendre sa course, sa lecture, sa marche, son travail; suspendre ses phrases, ses plaintes, ses pleurs; suspendre son bavardage, son récit; suspendre sa joie, son chagrin; suspendre une conversation, un entretien, un jeu; suspendre une amitié. Il parvint à suspendre l'hémorragie (VERNE, Enf. cap. Grant, t. 2, 1868, p. 238). L'hiver avec ses neiges et ses pluies dans l'Iran et le Turkestan, le printemps et l'automne avec leurs boues et leurs fondrières dans la Russie et la Sibérie méridionales, arrêtent ou suspendent la circulation (VIDAL DE LA BL., Princ. géogr. hum., 1921, p. 224).
Vieilli, littér. Suspendre ses pas. Marcher avec précaution, sur la pointe des pieds. Vallombreuse s'était avancé (...) suspendant ses pas, retenant son haleine, pour ne pas déranger ce gracieux tableau (GAUTIER, Fracasse, 1863, p. 336).
DR. Suspendre une audience. [Le suj. désigne un magistrat] Interrompre une audience pendant un temps limité. L'audience est suspendue. Le président suspendit l'audience (G. LEROUX, Myst. ch. jaune, 1907, p. 136).
DR. COMM. Suspendre ses paiements. Interrompre le règlement de ses échéances. Si j'avais été au courant de cette histoire, j'aurais donné l'ordre de suspendre les paiements et me serais fait déclarer en faillite (LARBAUD, Barnabooth, 1913, p. 160). Absol. Vous savez la nouvelle (...) la maison Nucingen suspend? (BALZAC, Mais. Nucingen, 1838, p. 647).
b) Vieilli ou littér. [Le suj. désigne un inanimé]
— [Le suj. désigne un corps, une matière vivante ou un phénomène naturel] Cesser temporairement un mouvement propre. Quand l'astre à son midi, suspendant sa carrière, M'inonde de chaleur, de vie, et de lumière (LAMART., Médit., 1820, p. 160). La peau se couvre d'une sueur froide, le cœur suspend ses battements (BERGSON, Essai donn. imm., 1889, p. 39).
Poét. [Le suj. désigne le temps (ou un espace de temps) gén. personnifié] Mettre provisoirement fin à son écoulement. Ô temps! suspends ton vol; et vous, heures propices! Suspendez votre cours (LAMART., Médit., 1820, p. 136). Les heures ne suspendent point leur fuite; ce n'est pas l'homme qui arrête le temps, c'est le temps qui arrête l'homme (CHATEAUBR., Mém., t. 1, 1848, p. 145).
2. Qqn suspend qqc. Remettre quelque chose à plus tard. Synon. ajourner, différer. Suspendre l'envoi de sa démission. Je suis déterminé à suspendre mon voyage jusqu'au lendemain (MAINE DE BIRAN, Journal, 1815, p. 51). Suspendez votre départ jusqu'à son arrivée (SAINT-EXUP., Courr. Sud, 1928, p. 74).
En partic. Suspendre son jugement (ou autre terme du même parad.). Réserver son jugement dans l'attente d'un complément d'information ou pour s'accorder le temps d'une réflexion plus approfondie. Suspendre sa décision, son opinion. Ce qui nous importe par-dessus tout, c'est de peser (...) la valeur des motifs qui nous portent à accorder, à refuser ou à suspendre notre assentiment (COURNOT, Fond. connaiss., 1851, p. 112):
... nous prétendons suspendre notre jugement tant que des travaux (...) n'auront pas établi de façon claire les relations non fortuites ou, au contraire, l'absence totale de rapports entre les faits et leurs principaux significateurs selon la tradition astrologique.
Divin. 1964, p. 165.
B. — DROIT
1. Qqn/qqc.1 suspend qqc.2 Interdire momentanément un acte, l'exercice de quelque chose ou p. méton. un règlement, un droit, une disposition légale. Suspendre l'application d'une loi, la constitution, les garanties constitutionnelles, un règlement. En Angleterre, si une crise vient à faire suspendre l'habeas corpus, tout individu est passible de la prison par la seule volonté des ministres (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 912). Le 1er août, la sortie des capitaux fut interdite; le 15, on suspendit l'exportation d'un grand nombre de produits (LEFEBVRE, Révol. fr., 1963, p. 367).
En partic. Empêcher temporairement la parution ou la diffusion d'un écrit, la représentation d'un spectacle. Suspendre un journal, une pièce de théâtre. Le motif de la suspension était absolument nécessaire. Or le théâtre s'en est bien gardé (...). Guérin écrit: Pourquoi suspend-on Hernani ? (HUGO, Corresp., 1867, p. 68). Le gouvernement de Hitler (...) promulguait un décret permettant de suspendre toute publication qui répandrait des nouvelles dangereuses pour la sécurité de l'état (Civilis. écr., 1939, p. 38-13).
DR. COMM. Suspendre les poursuites. ,,Interdire momentanément toute action en paiement contre le débiteur ou interrompre celles qui ont déjà été engagées`` (ROLAND-BOYER 1983). L'exercice de la contrainte par corps n'empêche ni ne suspend les poursuites et les exécutions sur les biens (Code civil, 1804, art. 2069, p. 371).
2. Qqn1/qqc.1 suspend qqn2
a) ADMIN. Relever temporairement quelqu'un de ses fonctions. Suspendre un fonctionnaire. L'affaire Dreyfus est enterrée pour jamais. Il n'y a plus que (...) des recteurs à suspendre, des professeurs (race odieuse) à casser (CLEMENCEAU, Vers réparation, 1899, p. 86).
— [Suivi d'un compl. second.] Les préfets nommeront et pourront suspendre de leurs fonctions les membres des conseils municipaux (Loi du 28 pluviôse an VIII, 1800 ds Doc. hist. contemp., p. 99).
b) DR. CANONIQUE. [Le suj. désigne l'autorité eccl.] Interdire momentanément à un prêtre l'exercice de son ministère. Le coupable de tous les autres coupables, c'est l'évêque, qui suspend, interdit, condamne, foudroie par tous les moyens trois prêtres (BARRÈS, Colline insp., 1913, p. 241).
Suspendre qqn a divinis. Suspendre un prêtre en lui interdisant explicitement la célébration de la messe et l'administration des sacrements. Dieu a suspendu Israël comme aujourd'hui on dit que l'Évêque suspend un mauvais prêtre a divinis (CLAUDEL, Poète regarde Croix, 1938, p. 73).
c) SPORTS. [Le suj. désigne l'autorité fédérale] Interdire provisoirement ou définitivement à un sportif titulaire d'une licence de participer aux épreuves officielles. (Ds PETIOT 1982). L'Union Anglaise avait suspendu un certain nombre d'amateurs accusés d'être payés (Le Sport, 7 mai 1886, dsPETIOT 1982).
REM. Suspensible, adj., rare. Apte à suspendre une action, un processus. Chez l'homme ce caractère suspensible de l'action s'accentuera (RICŒUR, Philos. volonté, 1949, p. 91).
Prononc. et Orth.:[], (il) suspend [-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. A. 1. a) 1re moit. XIIe s. « accrocher par le haut, maintenir au-dessus du sol en fixant par le haut » (Psautier Oxford, 132, 2, éd. Fr. Michel, 213); ca 1280 souzpenduz (G. DIAMIENS, Escanor, 12533 ds T.-L.); 1805 ponts suspendus (COTTIN, Mathilde, t. 4, p. 207); b) 1711 « maintenir au-dessus de quelqu'un, menaçant (comme l'épée de Damoclès) » (CREBILLON, Rhadamisthe et Zénobie, p. 269); 2. a) 1584 suspendu « qui se maintient en l'air, qui plane » (RONSARD, Hymnes ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 8, p. 279, vers 452 var.); 1769 « faire tenir en l'air, disposer dans le ciel » (SAINT-LAMBERT, Les Saisons, p. 160); b) 1653 suspendu « qui ne retombe pas, retenu » (en parlant des eaux de la Mer Rouge (P. LEMOYNE, Saint-Louis ou le héros chrétien, p. 75); c) 1656 pronom. se suspendre « tenir sans tomber ou sans sombrer » (J. CHAPELAIN, La Pucelle ou la France délivrée, p. 433); 3. 1630 suspendu « fixé de manière à amortir les cahots » (D'AUBIGNÉ, Avantures du Baron de Faeneste, III, r ds Œuvres, éd. Réaume et De Caussade, t. 2, p. 484); 1761 suspendre plus doucement les carrosses (ROUSSEAU, La Nouvelle Héloïse, t. 4, p. 12); 4. 1654 « faire tenir accroché, être le support de » (SCUDERY, Alaric ou Rome vaincue, p. 60); 5. a) 1658 « dans une position surélevée » jardins suspendus (G. COLLETET, L'Art poétique, 1 ds Traitté de l'épigramme et traitté du sonnet, p. 62); b) 1763 « perché très haut ou en surplomb » rocher suspendu (MARMONTEL, Poét. fr., p. 156); 1770 forts suspendus (DELILLE, Géorgiques, p. 93); 1820 « situer, construire au bord du précipice » (LAMART., Médit., p. 26). B. 1. 1559 fig. « maintenir dans un certain état et sans réaction, figé » (AMYOT, Pompée, 25 ds LITTRÉ); 2. 1625 suspendu « en balance, hésitant » (J. P. CAMUS, Palombe ou la femme honnorable, p. 246). C. 1752 mus. (D'ALEMBERT, Élém. de musique, 135, note ggg ds IGLF). D. 1. 1818-27 se suspendre à p. métaph. « s'accrocher moralement à, être tributaire de » (CHATEAUBR., Polém., p. 289); 2. 1835 « faire dépendre de, rendre tributaire de » (VIGNY, Serv. et grand. milit., p. 67). II. A. Ca 1175 « interrompre les fonctions de (quelqu'un) » (Chron. Ducs Normandie, 37332 ds T.-L.). B. 1. XIIIe s. soupendre « empêcher d'agir, interrompre l'activité de » (Cinq joies N.-D., ms. Reims 774/778, f° 135c ds GDF.); 2. a) 1312 « empêcher, interdire à » (Ordonnance Philippe le Bel ds Ordonnances des rois de France, t. 1, p. 507); b) 1763 spéc. « interrompre (une activité ou une publication) par une mesure d'interdiction » (LOUIS DE BACHAUMONT, Mém. secrets, 10 mars, p. 187); 3. a) 1314 « interrompre (quelque chose, un processus, ici un traitement médical) » (Chirurgie Henri de Mondeville, éd. A. Bos,1853); b) 1759 suspendre un payement (BARBIER, Chron. de la Régence et du règne de Louis XV, p. 194); 4. ca 1590 (le sujet désigne qqc.) « être la cause de l'interruption ou la fin de » (MONTAIGNE, Essais, I, 18, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 76); 5. a) 1629 se suspendre de (qqc.) « interrompre, arrêter » (BOISROBERT, Hist. indienne d'Anaxandre et d'Orazie, p. 349); b) 1648 se suspendre « s'interrompre, s'arrêter » (VOITURE, Lettres, 51, p. 184); c) 1793 suspendre de « arrêter de, empêcher de » (STAËL, Lettres L. de Narbonne, p. 182). C. 1. 1478 « surseoir, différer l'application ou la validité de » (Ordonnance Louis XI ds Ordonnances des rois de France, t. 18, p. 427); 2. 1624 « reporter à plus tard, retarder » (VITAL D'AUDIGUIER, Hist. tragi-comique de nostre temps, p. 233); 3. 1560 « différer, laisser dans le doute, ne pas juger » (CALVIN, Institution chrétienne, éd. J.-D. Benoît, t. 1, p. 82). D. 1674 « marquer une pause ou une rupture (dans une phrase, un vers...) » (BOILEAU, Art poétique, éd. Ch. H. Boudhors, t. 2, p. 84). Empr. au lat. suspendere « tenir en l'air, accrocher par le haut, retenir, faire dépendre de, etc. », en lat. chrét. « tenir à l'écart, priver, interdire (en parlant de l'excommunication) » (BLAISE Lat. chrét.) d'où « priver d'une charge ou d'un bénéfice » (SOUTER, À Glossary of Later Latin; LATHAM; v. aussi DU CANGE). Les formes de type souspendre, soupendre (v. p. ex. I A 1 a et II B 1) ont disparu sous l'infl. du latin. Fréq. abs. littér.:1 512. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 3 467, b) 1 762; XXe s.: a) 1 314, b) 1 734.

suspendre [syspɑ̃dʀ] v. tr. [CONJUG. pendre (→ Rendre).]
ÉTYM. V. 1460; de sus-, et pendre; de l'anc. franç. soupendre, souspendre « interrompre, arrêter », 1190; du lat. suspendere.
———
I (1314, souspendre). Sens temporel. Rendre pour un temps immobile, inactif; supprimer pour un moment.
1 Interrompre (une action). Arrêter (I., A., 3.), enrayer; discontinuer, interrompre. || Suspendre la marche (→ 1. Arrière, cit. 11), le pas de… (→ Couper, cit. 23). || Suspendre la course (cit. 17) de sa main. || Oiseau qui suspend son vol (→ Aiglon, cit.).Fig. et poét. || « Ô temps, suspends ton vol… » (→ Délice, cit. 9, Lamartine). || Les heures ne suspendent pas leur fuite (cit. 10).Suspendre le travail de la pensée (→ Obsession, cit. 4).
1 Il avait eu l'adresse de suspendre la lutte habituelle de la Flandre et de la Normandie, en épousant sa cousine Mathilde, fille du comte de Flandre.
Michelet, Hist. de France, IV, II.
2 Je ne voudrais pas imiter ici le procédé des narrateurs de Constantinople ou des conteurs du Caire, qui, par un artifice vieux comme le monde, suspendent une narration à l'endroit le plus intéressant, afin que la foule revienne le lendemain au même café.
Nerval, les Filles du feu, « Angélique », V.
3 (…) l'éclosion possible, l'attente d'une fleur tropicale suspendait tout et faisait silence même dans son cœur destiné à l'amour.
Colette, la Naissance du jour, p. 7.
(1784). || Suspendre ses paiements (cit. 1). → Liquidateur, cit. 2.
2 (1580). a Mettre un terme aux activités, aux effets de. Abandonner, couper (court à), interdire. || Suspendre provisoirement une activité. Geler. || Suspendre la constitution, les garanties constitutionnelles. || Suspendre un journal, un établissement. Fermer.
b (V. 1160, sospendre). Dr. || Suspendre qqn : faire cesser, interrompre ses fonctions; le destituer provisoirement. Démettre, destituer, disponibilité (mettre en). → Mettre à pied. || Suspendre un magistrat, un prêtre ( 1. Suspense).
(1886). Sports. Interdire à (un sportif titulaire d'une licence) de participer à une épreuve officielle, par mesure disciplinaire ( Suspension).
3 (1478). Remettre, reporter à plus tard (en accordant un délai, etc.). Ajourner, différer, renvoyer, repousser, retarder, surseoir. || Suspendre son jugement : attendre pour juger d'avoir pu se former une opinion (→ Opinion, cit. 14; plume, cit. 14).
———
II (V. 1190). Faire pendre.
1 Tenir ou faire tenir (une chose, une personne), de manière à ce qu'elle pende (I.). Appendre (vieilli), fixer, pendre (II., 1.). || Suspendre un lustre à la voûte (→ Rustique, cit. 4), au plafond ( Suspension). || Suspendre qqch. à (ou par) un croc, un crochet ( Accrocher), un clou. Attacher, fixer (→ Maillot, cit. 1; grue, cit. 7). || Suspendre un tableau au mur. || Suspendre des vêtements à une patère, à un porte-manteau, dans une penderie. || Suspendre une arme, un ustensile à un baudrier, à un ceinturon. || Suspendre la crémaillère à son cran. || Suspendre la viande, le lard, des jambons ( Pendoir). || Un mannequin (1. Mannequin, cit. 7) qu'on suspend dans les vergers.
4 (…) un meunier et son fils (…)
Allaient vendre leur âne un certain jour de foire.
Afin qu'il fût plus frais et de meilleur débit,
On lui lia les pieds, on vous le suspendit;
Puis cet homme et son fils le portent comme un lustre (…)
La Fontaine, Fables, III, 1.
5 (…) j'aperçus dans un coin de la salle à manger une grande personne qui, debout et sur la pointe des pieds, suspendait par les rubans son chapeau à une patère (…)
Barbey d'Aurevilly, les Diaboliques, « Rideau cramoisi », p. 38.
Poét. (Sujet n. de chose). || Le soleil suspendait des gouttes à la pointe des branches (→ Éclabousser, cit. 4; et aussi emperler, cit. 1; magicien, cit. 8).
(XVIIe). Par métaphore. Vx. || Suspendre les esprits.
Fig. || Suspendre une menace sur… (→ Laisser planer; et ci-dessous Suspendu, p. p. adj.).
2 (XIXe). Vieilli. Faire tenir dans une position élevée. ci-dessous Suspendu (B., 2.). || Des pêcheurs (cit. 1) qui suspendaient leurs cabanes aux rochers.
3 (Déb. XXe). Littér. || Suspendre qqch. à qqch., l'en faire dépendre.
tableau Verbes exprimant une idée de mouvement.
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se suspendre v. pron.
(Sens réfl.). Se pendre, se tenir pendu. || Se suspendre au cordage (cit. 1).Par ext. || Les enfants se suspendent aux jupons (cit. 3) de leurs mères. || Se suspendre au bras de qqn (→ 1. Jargon, cit. 2). — ☑ (1835). Fig. Se suspendre aux lèvres de qqn.(Sens passif). || Des objets qui se suspendent à un clou.
6 (…) mon âme se suspend à ses lèvres, comme une abeille à une fleur, pour y boire le miel de ses paroles.
Th. Gautier, Mlle de Maupin, IX.
Vx (langue class.). Cesser.
——————
suspendu, ue p. p. adj.
A (Sens I).
1 Qui est momentanément arrêté.(1314). Littér. || Le pas suspendu (→ Écouter, cit. 11).Cour. || Séance suspendue.À qui on a interdit l'exercice de ses fonctions. || Magistrat suspendu.Sports. || Joueur suspendu.Remis à plus tard. || Jugement suspendu.
7 Une pièce amenant des batailles, pas interdite tout d'abord, mais suspendue. Au bout de huit jours, après une semaine donnée aux passions, aux animosités, aux colères, pour se calmer, une seconde représentation (…)
Ed. et J. de Goncourt, Journal, 29 janv. 1891, t. VIII, p. 166.
2 Vx. Qui hésite, tarde à décider. Flottant, hésitant, incertain, indécis, irrésolu. || « Une âme (…) qui demeure suspendue ». Suspens (en). → Incertitude, cit. 16.
3 (1559). Vx. Attentif. — ☑ (1687). Par métaphore. Mod. Être suspendu aux lèvres (cit. 21), aux paroles de qqn (→ aussi Enchanteur, cit. 7).
8 Alors elle veillait suspendue à ce souffle au point qu'il n'était rien qui lui fût plus doux que ses insomnies (…)
F. Mauriac, Génitrix, VII.
B (Sens II).
1 (V. 1190). Qui est attaché, soutenu de manière à pendre. Accroché, pendu. || Suspendu à…, par… (ce qui sert à tenir). || Objet, ornement suspendu à un fil, à un ruban (→ Fleur, cit. 7; pendule, cit. 2), par une chaîne, une ficelle (→ Gourde, cit. 1; lorgnon, cit. 1). || Chaînes suspendues à des crochets (→ Ex-voto, cit. 1).Suspendu à (un emplacement). || Médaillon (cit. 1) suspendu au cou.Suspendu avec… (→ Patache, cit. 3).Suspendu sur… (→ Formidable, cit. 5), au-dessus de… Fig. || Menace, danger suspendu sur qqn (→ Épée de Damoclès; et aussi appesantir, cit. 7; appréhension, cit. 6).Suspendu en l'air, dans le vide (→ aussi Rapace, cit.).
9 Incroyable vérité que dans ces aubes toutes pures de nos vies, les pires orages étaient déjà suspendus. Matinées trop bleues : mauvais signe pour le temps de l'après-midi et du soir.
F. Mauriac, Thérèse Desqueyroux, II.
(Adj.). Absolt. || Lampes suspendues (→ Catacombe, cit. 1). || Harpes éoliennes (cit. 2) suspendues.
(1812). || Pont suspendu, dont le tablier est « suspendu », soutenu par des câbles dont le point de fixation est aux deux extrémités du pont.
9.1 Le pont suspendu du Niagara est à deux étages, ce qui lui donne autant de fixité qu'on en peut attendre du pont le mieux suspendu, et lui permet de résister à l'action des trains, ainsi qu'à la violence des ouragans.
L. Figuier, l'Année scientifique et industrielle 1860, p. 192-193 (1859).
10 (…) celui (le pont) de Chaley en fil de fer suspendu est achevé; celui de Pont-d'Ain, également suspendu, se fait admirer pour sa hardiesse et sa légèreté.
Th. Gautier, Souvenirs de théâtre…, Statist. département Ain.
(Fin XVIe). || Voiture suspendue, dont le corps, le châssis ne porte pas sur les essieux, mais repose sur des ressorts ( Suspension).Voiture bien, mal suspendue, dont la suspension est plus ou moins souple.
2 (1730; « qui plane, est en l'air », XVIIe). Qui tient ou se tient à une certaine hauteur, et semble être accroché. || Jardin suspendu en haut d'un mur (→ Contenir, cit. 4). || Les jardins suspendus de Babylone, en terrasses. || Constructions suspendues à une certaine hauteur, comme des consoles (→ Logette, cit. 2; et aussi prison, cit. 3). || Les olivettes (cit. 1) suspendues sur les rives des torrents, en terrasse.
11 Mais rien n'égalait le charme du jardin merveilleux que cette forteresse dissimulait derrière elle, au cœur de la ville, toute une montagne secrète, privée, aux flancs de laquelle étaient suspendus, treilles, vergers, roseraies abandonnées, massifs.
M. Jouhandeau, Tite-le-Long, I.
Géogr. || Vallée suspendue. || « Exemples typiques de vallées suspendues, c'est-à-dire de vallées latérales dont le fond se trouve à un niveau plus élevé que celui de la vallée principale… » (Rev. gén. des sc., 15 août 1903, no 15, p. 801).
CONTR. Continuer, prolonger, reconduire; maintenir (dans ses fonctions). — Décrocher, dépendre.
DÉR. (Du rad. lat.) V. Suspens, suspension; et aussi 1. suspense, suspente.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • suspendre — aucun des commoditez et privileges de la bourgeoisie, et neantmoins le contraindre aux charges, In aerarios referre. Suspendre, Administratione summouere. B. ex Cic. Suspendre de son office, Abrogare magistratum. B. Suspendre quelqu un de son… …   Thresor de la langue françoyse

  • SUSPENDRE — v. a. Élever quelque corps en l air, l attacher, le soutenir en l air avec un lien, de telle sorte qu il pende et qu il ne porte sur rien. Suspendre en l air. Suspendre des lustres au plafond. Suspendre une lampe. Suspendre des chevaux pour les… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • SUSPENDRE — v. tr. Pendre quelque objet en l’air, l’attacher de telle sorte qu’il ne porte sur rien. Suspendre un lustre au plafond. Une épée était suspendue sur la tête de Damoclès. Se suspendre à une branche, à une corde. Fig. et fam., être suspendu aux… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • suspendre — (su span dr ) v. a.    Il se conjugue comme pendre. 1°   Mettre, soutenir un corps en l air de manière qu il pende. •   On lui lia les pieds, on vous le suspendit, LA FONT. Fabl. III, 1. •   Ces boucliers, ces devises, ces armes qu on suspendait… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

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